Dix-sept euros. C’est le prix qui a mis le feu aux poudres chez les fans de Jean-Baptiste, l’agriculteur révélé dans la saison 20 de L’amour est dans le pré sur M6, après qu’il a annoncé un marché de l’amour payant les 12 et 13 septembre au parc animalier des Clautres.
Sauf que lui n’a pas laissé la polémique enfler dans son coin : il a pris la parole sur Instagram pour tout expliquer, point par point, avec une franchise qu’on ne voit pas si souvent. La vraie question, au fond, ce n’est peut-être pas le tarif en lui-même. C’est plutôt : à partir de quand un candidat de télé-réalité n’a plus le droit de vivre de sa notoriété sans que ça choque ?
17 euros pour quoi, exactement ?
Jean-Baptiste n’a pas botté en touche. Face aux critiques qui s’accumulaient sur les réseaux, il a posté une vidéo sur Instagram pour expliquer, calmement, pourquoi l’accès à son marché de l’amour est payant. Et sa réponse tient en un détail logistique que beaucoup n’avaient pas anticipé : le marché se trouve au coeur même du parc animalier des Clautres. Impossible de dissocier les deux. Une seule billetterie à l’entrée, des milliers de visiteurs attendus, et une configuration qui ne laisse pas d’autre choix.
Ce n’est donc pas un billet pour serrer la main d’un candidat de télé-réalité. C’est une entrée de parc, avec ce que ça implique.
Et ce que ça implique, il l’a détaillé sans se faire prier :
- Un spectacle équestre avec Vincent Liberator, candidat de la saison 16, et ses chevaux
- Des balades en calèche et des petits concerts
- Des démonstrations dont il garde encore la surprise
- L’accès complet au parc animalier pendant toute la journée
Bref. On ne paie pas pour acheter des confitures artisanales au stand de Jean-Baptiste. On paie pour une journée entière, avec un programme fourni. La nuance est importante, et il a eu raison de la poser noir sur blanc.
Le vrai reproche, c’est peut-être ailleurs
Soyons honnêtes : 17 euros pour une journée dans un parc animalier avec spectacles, balades et concerts, ce n’est pas un tarif extravagant. Si le même événement avait été organisé par une association locale, personne n’aurait sourcillé.
Le problème, c’est le nom. Jean-Baptiste est un visage de M6, un gars qu’on a vu chercher l’amour dans son champ, et ça crée une attente bizarre chez une partie du public : celle de la proximité gratuite, de l’accessible, du « on est tous amis ». Comme si la notoriété télévisée devait rester une sorte de bien commun.
Ce que j’y lis, moi, c’est surtout une incompréhension générationnelle autour du statut de candidat. Jean-Baptiste organise un vrai événement, avec de vrais frais, dans un vrai lieu. Il engage des prestataires, mobilise un parc, gère une logistique de taille. Qu’il en tire une rémunération, c’est simplement normal.
Sa franchise désarme d’ailleurs une bonne partie de la polémique. Il aurait pu ignorer les commentaires, faire comme si de rien n’était. À la place, il a choisi de prendre la parole, d’expliquer poste par poste comment le budget se justifie, et même de lâcher un « je suis désolé pour ceux qui ne veulent pas payer » sans se tortiller. C’est rare. Et franchement, ça mérite qu’on le remarque.
Les 12 et 13 septembre au parc des Clautres, ceux qui feront le déplacement sauront exactement ce qu’ils viennent chercher. Quant aux autres, ils auront au moins eu une explication honnête. Dans le monde des réseaux sociaux, c’est déjà beaucoup.
17 euros pour voir quelqu’un qu’on a suivi à la télé, c’est soit trop, soit parfaitement normal, selon d’où on regarde. Sauf que la vraie question, elle est ailleurs : à partir de quel moment une personnalité a-t-elle le droit de vivre de sa notoriété sans qu’on lui reproche ?
Jean-Baptiste a choisi la transparence plutôt que le silence, et ça, peu importe ce qu’on pense du prix, ça mérite au moins d’être reconnu.